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Mais tout commença en 1957 lorsqu'il quitte son Naples natal pour aller à Paris: "J'avais gagné le premier prix d'un concours d'affiche pour la "Fête Internationale de la Gymnastique à Paris", le prix c'était 350.000 lires, une sommeénorme à l'époque". Quelques années plus tard, et après des aller-retour Paris-Londres, il découvre le Luxembourg où il s'installe pour "les yeux d'une fille, la plus belle du Luxembourg". Le Luxembourg conservateur de l'époque le pousse cependant à faire ses bagages après 3-4 ans et une petite carrière en tant que manager d'une dizaine de groupes rock allemands et luxembourgeois, dont "The Problems" qu'il avait créé lui-même.

C'est finalement au début des années 80, que Gino retourne au Luxembourg, visitant des amis d'époque. Quelques temps après, il lance son fanzine "suite à un accident provoquant une fracture du bras". Son immobilité réduite l'aurait poussé à sortir son premier numéro, c'était en 1984. Mais c'est une version parmi d'autres. Durant les premières années, le magazine, que lui-même préfère qualifier de "fanzine", était essentiellement consacré aux cartoons, puis à la musique. C'est seulement plus tard que l' "X" s'est transformé en "the authentique scene report": un mélange de photos prises dans les bars la nuit, des articles sur telle ou telle soirée, sur les nouveaux bars et restaurants, et sur les adresses classiques qui valent toujours la peine de s'y attarder. En plein milieu de tous ces textes frappés à la machine à écrire se trouvent des annonces style "home-made" de boîtes de nuit, de bars, de restaurants, de magasins de disques et parfois aussi l'un ou l'autre dessin humouristique. Depuis un an ou deux, les textes sont d'ailleurs écrits sur un Mac Classic (un des premiers modèles d'Apple lancé approximativement en 1986) dont un ami lui a fait cadeau, mais la mise en page se fait toujours au copy shop du coin où Gino agrandit un titre, colle les colonnes de texte et les photos sur du papier A4 avant de lancer, quelques jours de travail plus tard, la "production" en copiant la vingtaine de pages à 100 exemplaires plus ou moins, d'après la demande du mois.

Quand on feuillete aujourd'hui les numéros de ces dernières quinze années, on retrouve les Casablanca, Yucatan, Marie Celeste, Byblos, Pacha, Subterrania … à leurs meilleurs soirées comme à des moments anodins. L' "X-Non-Magazine" tout comme son éditeur sont une mine d'or pour historiens et nostalgiques. Le point de vue du magazine est toujours original, son look est loin de la perfection commerciale et l'humour est réservé aux complices. A un certain moment, on pouvait lire en couverture "the only one with faults" prévenant gentillement les lecteurs que ce n'est pas un magazine comme les autres. C'est un "non-magazine". Son titre l'indique, non?

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La version imprimée de "Nineties.lu" est parue comme supplément du mensuel "Nightlife.lu - City Magazine Luxembourg" en décembre 1999.
   
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